Mille bêtes rugissantes. Des dispositifs d’exposition pour une modernité critique

Mille bêtes rugissantes. Des dispositifs d’exposition pour une modernité critique
Exposition organisée par Olga Fernández López, une partie de cette recherche a été menée par le projet de recherche Modernidad(es) Descentralizada(s). Arte, politica y contracultura en el eje transatlantico durante la Guerra Fria – MoDe(s). I+D HAR2014-53834-P.
Centro Andaluz de Arte Contemporáneo (Sevilla), 20 cotobre 2017 – 4 de mars 2018

Catalogue disponible en ligne: https://issuu.com/caac/docs/catalogo_mbqr17

Au XXe siècle, les expositions se sont développées comme des dispositifs qui produisent des subjectivités, des expériences et des discours. Les différentes façons dont les œuvres d’art ont été présentées au public ont construit, outre leur simple exposition, des récits dans lesquels les idéologies dominantes ont été filtrées à chaque instant. Ces dernières années, de nombreux artistes contemporains ont montré un intérêt pour aborder de manière critique certains aspects des phénomènes d’exposition, avec une forte conscience de la signification de l’histoire et des mécanismes de la fiction. Par un travail de réflexion sur certaines collections, musées ou expositions du passé, ces artistes tentent de rendre visibles certains des silences, des malentendus ou des possibilités non développées de l’écriture du passé.

L’exposition Mille bêtes rugissantes. Des dispositifs d’exposition pour une modernité critique aborde trois domaines où ces croisements peuvent être observés. Il présente tout d’abord des artistes qui remettent en question l’association entre l’art dit “primitif” et l’avant-garde, une union intéressée qui a contribué à élargir le goût d’une bourgeoisie désireuse de paraître moderne.Deuxièmement, il présente des artistes qui explorent le cadre culturel de l’après-guerre, une époque où la construction du canon de l’art moderne a coïncidé avec les intérêts de la diplomatie culturelle de la guerre froide. Enfin, sont exposées des œuvres d’artistes travaillant avec le flux ininterrompu d’images et de reproductions, dont les recombinaisons ont considérablement modifié notre façon de penser les expositions. Malgré cette division, de nombreuses œuvres exposées pourraient appartenir à plusieurs de ces domaines et les visiteurs sont donc invités à établir de nouveaux dialogues entre elles.

Œuvres de : Ed Atkins · Yto Barrada · Lothar Baumgarten · Mabe Bethônico · Mel Bochner · René Burri · Tacita Dean · Marcel van Eeden · Sandra Gamarra · Cristina Garrido · Isaías Griñolo · Hans Haacke · Mathieu Kleyebe Abonnenc · Ursula Mayer · Porter McCray – MoAA · Falke Pisano · Walid Raad · Sara Sejin Chang (Sara van der Heide) · Vladislav Shapovalov · Amie Siegel · Lucas Simões · Oriol Vilanova · Simon Wachsmuth · Emma Wolukau-Wanambwa

Plus d’information ici : http://www.caac.es/programa/mbqr17/frame.htm