Questionner les divisions pendant la Guerre Froide : une caisse à outil pour une histoire de l’art transnationale

Questionner les divisions de la Guerre Froide : une caisse à outil pour une histoire de l’art transnationale
Mardi 6 et Mercredi 7 mars 201
Sala Seminario de Filosofía (4ª planta)
Facultat de Geografia i Història, Universitat de Barcelona

Participants: Mathilde Arnoux (DFK, Paris), Paula Barreiro López (Universitat de Barcelona), Juliane Debeusscher (Universitat de Barcelona), Anita Orzes (Universidad Autónoma de Madrid), Abdiel Segarra Rios (Universidad Autónoma de Madrid), Pablo Santa Olalla (Universitat de Barcelona)

Cet atelier se propose de partager et de discuter une série de ressources méthodologiques et théoriques liées à l’étude des pratiques culturelles et intellectuelles menées pendant la Guerre Froide et de leurs croisements avec les contextes politiques et sociaux dont elles sont issues, dans une perspective transnationale. Les recherches qui seront abordées relèvent du domaine de l’histoire de l’art, mais sont ouvertes aux contributions d’autres disciplines telles que les études culturelles, les études visuelles, l’histoire contemporaine et les sciences politiques.

Si le travail sur les études de cas est une partie essentielle de la recherche sur l’histoire de l’art de cette période, nous proposons ici de prendre momentanément nos distances par rapport aux objets, acteurs et événements concrets avec leurs coordonnées spécifiques, afin d’examiner les cadres interprétatifs dans lesquels ils s’inscrivent, ainsi que la relation entre l’application de ces cadres et la construction de récits sur des objets ou des épisodes historiques. Par conséquent, nous examinerons à la fois les théories et les paradigmes généraux à travers lesquels réfléchir à nos études de cas respectives, ainsi que la question de la position propre du chercheur ou de la chercheuse par rapport à sa pratique historiographique et à un champ de travail délimité comprenant des sources, des références, des influences, etc.

Conçu comme une session de travail pour partager les problèmes et les points délicats rencontrés tout au long du processus de recherche, l’atelier se concentre sur les ressources conceptuelles et théoriques impliquées dans chaque étude, pour examiner leur articulation et leur application, ainsi que les frictions qu’elles peuvent entraîner. A cette fin, un partage sera fait sur la base des expériences d’une chercheuse invitée ayant une carrière confirmée (Mathilde Arnoux, directrice du projet européen “Own Reality. À chacun son réel. La notion de réel dans les arts plastiques en France, RFA, RDA et Pologne, 1960-1989” (2010-2016) et responsable des publications au Centre Allemand d’Histoire de l’Art (DFK), Paris), chercheurs avec une thèse de doctorat en cours, et autres participants à l’atelier. Par le biais de présentations, de discussions et de lectures préparées, l’objectif est d’examiner et de comparer les approches méthodologiques et théoriques des différents travaux.

Parmi les sujets à débattre figurent les conditions, les conséquences et les prémisses à partir desquelles adopter une perspective transnationale pour aborder les pratiques artistiques, critiques ou institutionnelles et les événements culturels de la seconde moitié du XXe siècle dans une lecture croisée entre le monde artistique et le monde sociopolitique ; les avantages et les limites de l’utilisation de cadres de référence tels que l’histoire de l’art mondial, l’histoire sociale, les études culturelles et post-coloniales ; les relations et les contrastes entre le désir d’internationalisme de cette période et les formes culturelles locales ou régionales. Quelles formes ou modèles de réflexion peuvent être mobilisés pour produire des cadres de réflexion qui puissent englober la nature naturellement hétérogène et complexe d’une étude à l’échelle transnationale, qui peut s’étendre sur plusieurs décennies ?

La langue principale de cet atelier sera l’anglais. Des lectures en castillan, anglais et français peuvent être proposées. Veuillez contacter MoDe(s) (@modernidadesdescentralizadas.com) pour demander le dossier de lecture.

Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Rapport (en anglais) Affiche Abstracts

Programme

Mardi 6 mars – Après-midi

Modératrice : Paula Barreiro López (Universitat de Barcelona)

15.30 – 15.45 >  Accueil et introduction

15.45 – 16.45 > Conférence de l’invitée : Mathilde Arnoux (Centre Allemand d’Histoire de l’Art, Paris). Shared Reality: Towards a history of artistic relations between the East and the West during the Cold War.

16.45 – 17.30 >  Juliane Debeusscher (Universitat de Barcelona). Questioning interpretative frames: Central European art’s trajectories and points of fixation, 1971-1981 and beyond.

17.30 – 18.00 > Pause café

18.00 – 18.45 > Abdiel Segarra Rios (Universidad Autónoma de Madrid). Puerto Rican abstraction in front of “National” Art History and its narratives.

18.45 – 20.00 > Atelier de lectures – session 1

Mercredi 7 mars – Matin

Modératrice : Juliane Debeusscher (Universitat de Barcelona)

9.45 – 10.15 > Accueil et petit-déjeuner

10.15 – 11.00 > Pablo Santa Olalla (Universitat de Barcelona). What is the South-Atlantic Space of Conceptualism?

11.00 – 11.45 > Anita Orzes (Universidad Autónoma de Madrid). From Venice Biennial to Havana, going through….?

11.45 – 12.00 > Pause

12.00 – 13.30 > Atelier de lecture – session 2

13.30 – 14.00 > Conclusions et fermeture de l’atelier

Galerie de photos

Photos : Júlia Azcunce

Direction et coordination : Paula Barreiro López et Juliane Debeusscher

Atelier proposé dans le cadre du projet de recherche MoDe(s) – Modernidad(es) Descentralizada(s): arte, política y contracultura en el eje transatlántico durante la Guerra Fría. HAR2014-53834-P / HAR2017-82755-P

Avec le soutien du Departament d’Història de l’Art de la Facultat de Geografia i Història, Universitat de Barcelona.

Image : ‘Star’, Mapa humoristico da Europa em 1953 (detalle). Edición: J.R. Silva.